25/02/2026
En France, la donnée publique n’est plus seulement un outil technique : elle est désormais reconnue comme un actif stratégique au service de la décision publique, de la transparence et de l’innovation.
Cette évolution s’inscrit dans une politique nationale structurée, portée notamment par Etalab au sein de la DINUM.
📊 De l’open data à la gouvernance de la donnée
Avec la Loi pour une République numérique, la France a posé le principe d’ouverture par défaut des données publiques.
Aujourd’hui, l’enjeu dépasse la simple publication sur data.gouv.fr :
- amélioration de la qualité et des métadonnées,
- normalisation via des schémas nationaux,
- développement d’API,
- meilleure interopérabilité entre systèmes.
La donnée devient un levier de pilotage des politiques publiques.
🗺️Les référentiels, socle stratégique
Les données de référence (géographiques, administratives, statistiques) constituent l’infrastructure essentielle de l’action publique.
L'IGN et l'Insee jouent un rôle central avec ses bases nationales (cartographie, occupation des sols, statistiques), désormais largement accessibles via leurs services en ligne.
L’objectif : garantir cohérence territoriale, actualisation régulière et réutilisation facilitée.
🤖 Un enjeu renforcé par l’IA
L’entrée en application du AI Act rappelle que la qualité des données conditionne désormais les usages d’intelligence artificielle dans le secteur public.
Traçabilité, documentation et gouvernance deviennent indispensables.
🎯 Un défi pour les territoires
Pour les collectivités, considérer la donnée comme un actif stratégique signifie :
- structurer une gouvernance claire,
- fiabiliser les bases locales,
- s’aligner sur les standards nationaux,
- anticiper les exigences européennes.
La donnée n’est plus un simple sous-produit administratif : elle constitue désormais un patrimoine immatériel à piloter et à valoriser.